Je me prête aujourd’hui à un exercice difficile : rédiger un article sur le roman d’une amie, en sachant qu’elle sait que j’ai lu (le roman) et que je sais qu’elle le lira (l’article).
C’est déjà beaucoup trop compliqué pour un dimanche matin, te dis-tu en défroissant péniblement tes paupières — et tu as raison. C’est pourquoi j’ai décidé d’émailler cette chronique littéraire d’images et de diagrammes colorés, qui nous reposeront l’âme et la cervelle à tous les deux, et nous permettront de glisser distraitement de haut en bas sans rien manquer de la substantifique beauté mélancolique de ce premier roman d’une rare puissance symbolique :
La dernière marée,
d’Aylin Manço
(Talents Hauts, 2019)
Le récit se déroule sur une dizaine de jours, qui correspondent aux vacances d’été très étranges d’une fille de 13 ans, Élo, partie à la mer (comme chaque année) avec ses parents qui (pas comme chaque année) semblent en pleine rupture avec la réalité. Nous avons donc, en invités :
– le père Philémon (bonne pâte, un peu à la masse)
– la mère Anna (distante, totalement à la masse)
– Élo (et ses questionnements existentiels d’ado rageuse, parmi lesquels : Mais putain pourquoi personne me dit rien dans cette famille et c’est quoi leur problème au juste ?)
– et, en featuring spécial : la fin du monde. Narmol.
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La vie de Walden au collège serait bien difficile s’il n’avait pas :




Années 30 . La famille Mortmain vit sans le sous dans un vieux château d’Angleterre. Cassandra et sa sœur Rose partagent la même chambre et leurs secrets, à l’image des héroïnes de Jane Austen ou Charlotte Brönte, qu’elles admirent profondément. Rêvant de richesses qui leur permettraient de sortir de leurs misère, leur quotidien est soudain bouleversé par la famille héritière américaine du manoir voisin… et accessoirement leurs nouveaux fortunés propriétaires. Simon Cotton, l’aîné des deux frères, fait particulièrement forte impression à Rose…